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Blérancourt

Blérancourt

1193 ha habitants - 10,8 km2
monuments / lieux
objets
traditions

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. Vitrail Saint-Martin



Description

Ce vitrail contemporain a été installé dans la baie principale du transept Nord (hauteur : 4 m ; largeur : 1.65 m ) . Dans la lancette droite figure Saint-Martin, brandissant son épée (la traduction artistique du geste souligne l'absence d'hésitation du catéchumène) . Dans la lancette gauche se retrouve aisément le visage du pauvre secouru tandis que le cheval s'avère plutôt suggéré, par le peintre, dans la partie basse du dessin. Une figure quadrilobée couronne, en leur sommet, ces deux lancettes importantes, avec une verrière colorée dans une symbolique toute imprégnée de la tradition médiévale.

Année : 1989
Période : XXe si√®cle
Lieu de conservation : Eglise Saint-Pierre-es-Liens
Localisation : Blérancourt
Artiste : Alain Mongrenier , peintre, et Claude Barre, maître verrier
Dimensions : 4m (Hauteur) x 1, 65 m (Largeur)
Notice descriptive : Ce vitrail suggère, par un dessin aux traits résolument modernes, le geste charitable de saint Martin partageant son manteau avec un nécessiteux. L’impression première au regard de cette œuvre peut toutefois paraître déconcertante. En effet, le peintre, à travers son dessin tout imprégné de vigueur, imprime au mouvement presque guerrier de l’épée comme une véritable détermination inflexible : la charité ne semble pas s’accommoder de la moindre hésitation chez ce soldat ! Le visage de saint Martin parait lui aussi décidé, tandis que le portrait du pauvre, par sa candeur, évoque si bien la vulnérabilité. D’ailleurs, la position, supérieure dans la verrière, du visage de ce pauvre le met naturellement en évidence, allusion au Christ secouru dans ce misérable, cet être fragile. La partie basse du vitrail est habitée par un curieux ensemble de lignes tourmentées, à la lecture décidément interrogative ou ardue mais non provocatrice. La persévérance du regard alliée à l’aide d’un guide permettent de distinguer, de façon fort subtile et particulièrement dans l’angle inférieur gauche, une allusion au cheval de saint Martin, représenté franchement ici de manière non conventionnelle, dans un style audacieusement proche de l’esquisse. Au dessin étonnant, par sa hardiesse, se marie, dans un heureux et fécond contraste, le traditionnel recours au verre coloré : puisant dans l’univers de la symbolique, il apaise considérablement l’ambiance de la scène relatée. D’emblée surgit le rouge, couleur chaude et de proximité. Cette couleur habille naturellement le geste de saint Martin, puisqu’elle rappelle l’Amour. Le rouge, évocateur de la Charité, méritait donc une place privilégiée dans le séduisant puzzle des verres colorés. Le bleu, si dominant dans les vitraux médiévaux, symbolise la Sagesse et procure une touche de profondeur au vitrail. Ce bleu trouve donc sa place à la fois dans cette verrière et dans le transept ici dédié à Notre-Dame. Quant au mauve, disposé également dans une harmonie de camaïeu, celui-ci sert de délicate transition entre le rouge et le bleu. Le maître verrier a aussi utilisé, de façon dispersée et ponctuelle, la couleur jaune, chatoyante, en écho aux nappes de rouge. Comme un rayon de lumière, elle manifeste idéalement la gloire de Dieu. Ainsi, cette œuvre d’art, si singulière, allie l’expression novatrice du peintre et le langage symbolique habituellement rencontré dans les vitraux, transmettant le souvenir d’un épisode parmi les plus populaires de l’histoire de l’Eglise dans notre pays.
Matériaux : Verre et peinture



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