monuments / lieux
. Abbaye Saint-Martin
L'abbaye de Saint-Martin-aux-Bois est un monument d'architecture gothique construit au 13ème siècle. La nef composée de cinq travées est large de 31 m et s'élève sous voûtes à une hauteur de 27 m. L'abside de style gothique rayonnant est illuminée par une immense verrière à sept pans. Une série de stalles sculptées datant de la fin du 15ème siècle présente des sujets de la vie quotidienne Ce que nous appelons communément aujourd'hui la sacristie est en fait la chapelle personnelle du premier abbé commendataire de Saint-Martin-aux-Bois, Guy de Baudreuil. Antérieure aux années 1530, cette chapelle a dû être édifiée peu après 1521, alors que les travaux ordonnés par l'abbé étaient en pleine activité.L'adjonction de la chapelle Renaissance à l'abbatiale gothique est parfaitement visible , en effet l'ouverture réalisée dans le mur sud de la dernière travée orientale du bas-côté de l'église permettant une communication entre les deux édifices tranche véritablement. Ce monument est l'un des plus précoce de la Renaissance dans la région. L'ensemble très italianisant se compose d'une porte en chêne sculptée, surmontée d'un socle avec une vierge à l'enfant, blonde et légèrement déhanchée, telle les représentations physiques les plus réalistes des artistes italiens du XVe siècle. Les nombreuses moulures, décorations et sculptures qui accompagnent cet ensemble contiennent les armes de la famille de Baudreuil par trois reprises, ainsi que les armes de l'abbaye.La porte est barrée verticalement par la représentation de trois sibylles. Les sibylles sont un symbole païen humanisé sous les traits de femmes. Dans l'Antiquité, ces femmes étaient censées avoir reçu d'Apollon le don de prédire l'avenir. A la fin du Moyen Age, l'Eglise s'empare de ce symbole et le christianise en l'associant aux Prophètes. Cela permet de justifier d'une christianisation universelle. Les Prophètes ayant annoncé la Bonne Nouvelle aux peuples croyants, les sibylles aux païens.
le Galata.cette structure classée Monument Historique est l'unique vestige des bâtiments conventuels de l'abbaye. Elle mesure environ quarante-huit mètres de long pour une largeur approximative de douze mètres. L'intérêt pour cette propriété aujourd'hui privée est souvent délaissée au profit de l'église. Pourtant, le Galata est le témoin unique du quotidien de la communauté des chanoines, un lieu d'habitation et de vie aux multiples facettes. Le bâtiment est une adjonction aux constructions qui enserrent le cloître. Il prolonge la partie parallèle à la nef de l'église abbatiale et a vraisemblablement été édifié dans le courant du douzième siècle puis prolongé quelques années plus tard. Il se compose donc de deux parties distinctes. La partie orientale, la plus ancienne, se partage en trois niveaux. Le rez-de-chaussée permet de relier les cuisines. Le premier étage sert de réfectoire, quant au deuxième étage, il est composé de logements pouvant accueillir les invités
la chaire peinte du seizième siècle, les peintures murales découvertes en 2003. Le 16 août 2003, lors des permanences estivales que réalise l'association Stalles de Picardie chaque année à Saint-Martin-aux-Bois, Christopher Henige, chercheur américain et auteur d'une thèse sur l'architecture des lieux, est venu faire quelques photos dans l'abbatiale. Il a alors découvert des traces de polychromie sur le mur oriental du bas côté nord. uUne fois le tableau de l'autel Saint-Pierre déposé, le spectacle de peintures murales vieilles d'environ 5 siècles est apparu. La composition comprend plusieurs personnages. En haut, c'est sainte Véronique qui déploie le linge blanc sur lequel se détache le visage du Christ.
Sous cette représentation, on observe une Vierge assise dans un haut fauteuil et portant l'enfant Jésus sur son bras droit. Elle tient une poire tandis que l'enfant joue avec la colombe de l'Esprit Saint. Sur la droite de l'ensemble, il y a saint Etienne reconnaissable à ses attributs que sont la dalmatique et la pierre. Il présente à la Vierge un donateur que l'on aperçoit entre les interstices de l'autel. Ce donateur s'accompagne des armoiries de la famille de Baudreuil, ce qui situe probablement cette composition pendant l'abbatiat de Guillaume de Baudreuil (1472-1492) ou celui de son frère, le premier abbé commendataire, Guy de Baudreuil (1492-1531).
La peinture représente d'autres saints qui en
l'état actuel, et de la peinture, et des recherches, ne sont pas identifiés.
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