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Lyon

Lyon

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. Ancienne abbaye Saint-Martin d'Ainay



Description

L'abbaye est désormais une simple basilique dans laquelle se retrouvent tous les styles architecturaux : pré-roman dans la chapelle Sainte-Blandine, roman pour toute sa structure principale, la chapelle Saint-Michel est gothique, l'ensemble a été restauré et agrandi au XIXe siècle par des adjonctions néo-romanes
Ce sont les parties les plus remarquables de la basilique. Un berceau plein-cintre couvre l'espace central alors que des voûtes d'arêtes sont utilisées pour les espaces latéraux. A l'Est, de part et d'autre du chœur des dosserets supportent des bas-reliefs historiés. L'abside semi-circulaire est pourvue d'un riche décor d'arcatures et de pilastres. Trois ouvertures cantonnées de colonnettes de marbre éclairent l'abside alors que deux arcs aveugles occupent l'extrémité de l'hémicycle. Le volume intérieur est ample (34 m de long sur 17 m de large, bas-côtés compris). Remaniée de nombreuses fois au cours des siècles, la charpente primitive de la nef a été remplacée au XIXe siècle par une voûte. A cette même époque, les murs latéraux ont été percés d'arcs ouvrant sur des chapelles. Les colonnades de la nef rappellent les églises de 4e siècle. inscrivant l'abbatiale dans la tradition antique de Lyon qui possédait encore de nombreuses ruines de son passé prestigieux. Pour construire une nef, il était tout simple de réutiliser les colonnes romaines qu'on avait sous la main. Même s'il fallait, en raison de leur relative faiblesse, se contenter d'une charpente, plus légère qu'une voûte. C'est ce qui explique l'originalité de cette église, peut-être unique en France.
Les quatre monolithes qui supporte le clocher lanterne à la croisée du transept proviennent des restes du sanctuaire des Trois-Gaules dont l'autel était encadré par deux colonnes gigantesques que les gallo-romains avoir jadis fait venir d'Egypte. Ces deux colonnes furent sciées en deux, embarquées sur la Saône et hissées sur le chantier de Saint-Martin d'Ainay. La présence de nombreux chapiteaux est à noter dans tout l'ensembled l'abbatiale.


Historique

Un prieuré bénédictin est fondé sur la presqu'île lyonnaise en 859. Élevé au rang d'abbaye, des grands travaux débutent : Construite à la fin du XIe siècle suivant la volonté de du père abbé Gaucerand, l'église abbatiale est dédicacée le 29 janvier 1107, et sous le vocable de saint Martin par le pape Pascal II (1099-1118). Cette église est l'une des rares églises romanes conservées à Lyon. Au XIIIe siècle, sous le règne de saint Louis, lors du Ier concile de Lyon, réunit par le pape Innocent IV pour excommunier l'empereur Frédéric II, il reconnaît à l'abbaye la prééminence sur 71 églises, abbayes et prieurés de la Bourgogne à la Provence. L'abbaye d'Ainay est alors l'une des plus puissantes du royaume de France.
À la Renaissance, le monastère possède un port, son abbé habite un palais et les moines disposent d'importants bâtiments, cloîtres, d'un jardin et d'une vigne. La vie monastique disparait peu à peu : en effet, l'abbé est désormais nommé par le roi, selon le régime de la commende : sa puissance temporelle ne diminue pas mais la vie spirituelle s'en ressent.
En 1562, pendant les guerres de religion, les troupes du baron des Adrets détruisent une partie des bâtiments : le cloître est rasé, l'église dévastée. En 1600, Henri IV séjourne à l'abbaye à l'occasion de son mariage avec Marie de Médicis qui se tient en la cathédrale de Lyon.
À la fin du XVIIe siècle, le monastère a disparu : l'église et les bâtiments restants ont été confiés à un chapitre séculier en 1685. L'église devient une paroisse et, le 27 janvier 1780, perd le titre d'abbaye. Louis XIII y séjournera avec son ministre Richelieu, puis Louis XIV y logera quatre fois. À la Révolution, le monastère est confisqué, le palais des abbés est rasé. L'église devient un grenier à blé, ce qui évite sa destruction.
L'église est rouverte aux fidèles en 1802. Classée monument historique en 1844, elle est restaurée au cours du XIXe siècle selon un style néo-roman. Les architectes Pollet et Benoôt la restaurent dans un esprit « pur roman », détruisant les dernières traces du cloître, et l'agrandissant par l'adjonction de chapelles collatérales.
Elle est élevée au rang de basilique par le pape saint Pie X le 13 juin 1905



Période : IXe si√®cle XIe- XVIIIe si√®cle